Victoire Bovary

24 avril 2007

Rira bien kiwira le dernier

Il est un sujet d'importance que les candidats à la présidentielle ont totalement occulté (pression de puissants lobbies, dissimulation sournoise ou manipulation des masses ?). J'ai beau survoler (ben, oui, je ne vais pas les lire, non plus !) tous les programmes, personne n'en parle, même pas José Bové. Incroyable ! Qu'on ne vienne pas me dire que personne n'a vu ! Et personne ne s'étonne de cette prolifération démentielle des kiwis sur nos étals de primeurs.

Enfin, quand je dis "primeurs", c'est une façon de parler. On en trouve à longueur de saisons de ces machins. D'accord, le kiwi est un fruit et non un machin, mais je l'ai découvert il y a peu. J'ai longtemps cru qu'il s'agissait de quelque testicule de bovin exotique, voire extra-terrestre (si, si, vous verrez un jour que là aussi, on nous cache des choses).

Et je le prouve :

4_kiwis

Alors ?

Bref, en vingt ans, le kiwi a quitté son statut prestigieux de fruit exotique et rare pour devenir une des denrées les plus ordinaires et peu coûteuses du marché. Alors je sens monter en moi comme un cri muet (ou étranglé, c'est comme vous voulez) qui me chatouille désagréablement la glotte, remonte à mes lèvres pour s'inscrire sur cet écran (oui, je suis très souple) : pourquoi ?

et bien, c'est ce que nous verrons une prochaine fois, parce que je ne sais pas si vous avez vu l'heure, mais bon...

Posté par VictoireBovary à 01:18 - Smorgasbord - Commentaires [2]


20 février 2007

Enfer et...

Adeptes du glanding, du bulling, du rien-fouting du dimanche (pour faire moderne, on peu dire glanditude, bullisme et rien-foutation, mais je suis toujours sous l'influence culturelle des années 80), si, comme une certaine chanteuse plantureuse et très velue de la tête vous cherchez "un paradis aussi drôle que l'enfer", égayez la morosité des dimanche soirs qui annoncent le lundi matin, et préparez vous à la

         you_little_rascal__        Damnation !

Dans une coupelle (un bol, si vous êtes moins raffinée), placez quelques cuillérées de crème de marron (mmmmm...), puis, recouvrez de quelques cuillérées de crème fraîche (fouettée, si vous êtes plus raffinée). Placez la coup.., le b..., ..., le récipient, donc, au réfrigérateur (si vous avez le temps), au freezer (si ça urge), voire au congélateur à moins 24 (si aaarghh ! viiite !).

Mettez à profit l'attente pour faire fondre une quantité de chocolat noir proportionnelle à votre spleen dominical, au bain-marie (version zen), ou au micro-ondes (version aaarghh !).

Sortez les crème, maintenant bien froides, et nappez de chocolat chaud.

Engloutissez sans attendre ! Aaaaah, ça fait du bien !

Posté par VictoireBovary à 23:41 - Smorgasbord - Commentaires [2]

09 février 2007

V, comme... vendredi, youpi !

C'est vendredi, l'école est finie !

Deux belles grandes journées pour moi toute seule. A quoi vais-je les employer ?

Voyons, demain matin, j'attends une livraison de fuel. Ensuite, s'il est encore assez tôt, j'irais bien faire un tour au marché, et pour finir, examiner les derniers rossignols des soldes dans la rue commerçante. En fin d'après-midi, je mettrai un peu d'ordre au jardin. Il en a bien besoin.

Et dimanche alors ? Une ballade en bord de mer, ça ce serait chouette ! Ouais !

Oooh, nooooon... Je viens de commencer mes pérégrinations par le site de Météo France...

Samedi : pluie

Dimanche : re-pluie

Lundi : rata-pluie (m'en fiche, je bosse !)

Bon, je vais revoir mon programme. Restons positive, la Bov'.

Samedi

D'aborddodo, ensuiteimages, avec pantoufles.

Dimanche

Pour démarrercouette, puischarentaises, avecgloups,

et pour finirfeu_de_bois.

Pas si mal, après tout.

PS : Ne dites pas à ma mère que je prends autant d'anti-dépresseurs, elle croit que je surveille ma ligne ;-)

Posté par VictoireBovary à 22:05 - Lexique victorieux (ou -rien ?) - Commentaires [2]

06 février 2007

B, comme... bouffe, cochon !

La Bov' a souvent un bateau de retard...

Ayant appris, la semaine dernière, que la police parisienne profitait des jours et heures de distribution de repas des Restos du Coeur pour organiser des "contrôles d'identité" bien rentables... Comment, vous ne saviez pas non plus ? Si, si, ça s'est passé pas plus tard que mardi dernier, Place de la République. La pêche a été bonne, paraît-il, une vingtaine de sans-papiers arrêtés. Il faut dire que la technique avait été affinée, les forces de l'ordre s'étaient postées discrètement près des sorties de métro. Mieux que la fois précédente où ces nigauds restaient bien visible au milieu de la place (d'ailleurs, cette fois-là, les "restos" sont rentrés avec 250 repas non distribués... et les flics, bredouilles !).

Appâter des gens qui ont faim avec la bouffe des autres, ça, au moins, c'est malin !

                                                                tapette

Et puis, ça a le mérite d'être clair : en France, on considère ceux qui viennent ici chercher une vie meilleure comme des nuisibles !

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons.

Surfant sur la toile, en quête d'informations supplémentaires sur l'épisode sus-narré, je tombe sur une allusion à une "affaire de la soupe au porc" qui, je l'avoue, m'avait totalement échappé (Pas à vous ? Vous avez le droit de sauter directement à la conclusion. Les autres, vous restez.)

Donc, cet hiver, deux associations caritatives, l'une à Paris, "Solidarité des Français", l'autre à Nice, "Soulidarietà" (autrement dit : "la France aux Français, la Provence aux Provençaux, et les cochons seront bien gardés."), distribuaient aux sans abris de leurs villes, une délicieuse soupe à base de viande de porc.

Personnellement, j'adore ça, mais je suis une femme de peu de foi. Quoiqu'il en soit, mon éducation m'impose de me renseigner des goûts et moeurs de mes invités avant de préparer mes menus. C'est la moindre des courtoisies. Mais qu'avaient donc en tête ces gens si charitables ? Ne savent-ils donc pas que parmi les démunis qu'ils voulaient aider, se trouvent des personnes dont la religion proscrit la consommation du cochon ? Quelle faute de goût !

Comment ? Ils le savaient, dites-vous ? Des nationalistes ? Ils l'ont fait exprès, par discrimination ? Ici ? Chez nous ? Nooooon ?!

Remarquez, ça se pourrait bien. Ma grand-mère connaissait des dames de la bourgeoisie (la petite, je vous rassure, les autres filaient du blé aux soeurs) qui tricotaient en mauve foncé, pour reconnaître "leurs" pauvres à la messe.

Bref, la bonne nouvelle, c'est que les deux associations ont été condamnées par les tribunaux pour provocation et incitation au trouble de l'ordre public, et on les a gentiment prié de varier leurs menus.

La mauvaise nouvelle, c'est que ces bigots d'un autre âge continuent ailleurs (à Strasbourg, notamment). Et ces sombres abrutis fanfaronnent de n'avoir pas été interdits, cette fois. Pauvres nazes !

Moralité : si vous voulez être un bon pauvre, mangez des saucisses et habillez vous en mauve !

NB : selon un sondage Sofres de janvier 2006, et pour la Nième fois, le second plat favori des Français est... le couscous ! (avec ou sans francfort?)

Posté par VictoireBovary à 18:32 - Glossaire Bovarien - Commentaires [2]

04 février 2007

B, comme... Les boules !

Au mois d'août dernier, on a pu lire et entendre ici et là, la cocasse mésaventure d'un pauvre croate. Après un bain de mer vivifiant, le brave homme s'étend sur une chaise longue pour profiter du soleil. Répondant à une loi naturelle bien connue, ses parties intimes (ses testicules, quoi) ayant diminué de volume au contact de l'eau fraîche, se glissent sans peine entre les lattes du siège. Las, sous l'effet du climat estival, ces slaves coucougnettes reprennent une taille plus flatteuse pour l'ego de leur propriétaire, mais, cette fois bien coincées entre les lattes, immobilisant le baigneur sur sa chaise (certaines vanités sont parfois douloureuses). Après s'être inutilement escrimé pour se dégager, le malheureux fait finalement appel aux employés de la plage qui pour le libérer n'hésitent pas à scier la chaise longue.

chaise_chinoiseCa vous fait rire ? Pas moi !

Tout d'abord, j'espère que ça lui a fait bien mal ! Il n'avait qu'à mettre un slip. Franchement, se faire bronzer les couilles, c'est futile et dangereux. Imaginez les coups de soleil... Heureusement qu'elles étaient à l'abri entre les lattes de la chaise.

Mais surtout, quel besoin avaient ces crétins de découper le pauvre meuble ? Mon sang de chineuse est en ébullition ! Voilà une chaise en bon état, qui gentiment abrite un organe précieux des méfaits du trou de la couche d'ozone, et qui finit honteusement son existence aux encombrants. Quelle ingratitude ! Et on se plaindra de la prolifération des décharges.

Vous me suivez ? Décharges => Pollution => Trou dans la couche d'ozone => Réchauffement planétaire.

La boucle est bouclée.

Alors qu'avec une poignée de glaçons...

Posté par VictoireBovary à 18:43 - Glossaire Bovarien - Commentaires [2]




12 juin 2006

Questions sans réponse

Pourquoi on n'a jamais rien pour noter quand on a une idée brillante ?

Et pourquoi des idées brillantes surviennent-elles juste quand on vient d'éteindre ?

Posté par VictoireBovary à 11:34 - Smorgasbord - Commentaires [12]

26 mai 2006

My Own Little Kitchenette

Tout le monde trimballe derrière soi une batterie de casserolles au bout d'une ficelle...

Il n'y a pas quarante solutions au problème :

1 - Faire subir le vacarme à son entourage (au monde entier pour certains)oreilles
2 - S'acheter des boules Quiès
3 - S'habituer au bruit
4 - Devenir le Manu Katché de sa propre vie

Ah ? Tu vas à la pêche...?

Posté par VictoireBovary à 16:20 - Smorgasbord - Commentaires [3]

17 mai 2006

tsé-tsé

gustavecourbet_the_sleepers_1866_1

Ca s'appelle "Les Dormeuses". Moi, je veux bien...

Ou alors, elles ont sombré par mégarde dans un violent sommeil.

Sommeil : état périodique de l'organisme pendant lequel la vigilance est suspendue et la réactivité aux stimulations amoindrie. (Petit Larousse)

Il y a surement plus d'abandon et d'intimité dans ce sommeil là que dans l'acte amoureux.

Comme l'a dit une mienne amie, penseuse de son état : "Si tout le monde dormait comme ça, personne ne voudrait plus se lever."
Merci, B.

"Les Dormeuses" - Gustave Courbet - 1866

Posté par VictoireBovary à 23:17 - Lexique victorieux (ou -rien ?) - Commentaires [1]

16 mai 2006

Victoire Bovary, qui êtes-vous ?

Qui ? Vous n'auriez pas assez d'une vie pour entendre la réponse !

Alors, quoi ?

De mieux en mieux ! Disons : quelque chose entre Dieu et une déjection fécale de diptère*

C'est vague !

Et votre question, alors ? Mon cher, sachez que quoique je dise ou fasse, vous ne saurez jamais de moi que ce que VOUS voudrez bien, voir, entendre et comprendre. Autrement, il faudrait que vous soyez dans ma tête 24 heures sur 24 !

Mais, j'y suis !

Ah bon ?     ...!!    

                               images  (gulp !)

* = crotte de mouche - NDT

Posté par VictoireBovary à 01:51 - Interview - Commentaires [0]

V, comme ..."va-t-en-guerre"

Victoire. Un prénom qui a connu son pic de popularité pendant et juste après la Première Guerre Mondiale, la "Grande Guerre", comme on l'a appelée. Et ça, ça me plait ! Pas la vraie guerre, bien sur, ça c'est le summum de la misère humaine, la quintessence de la connerie majuscule. Mais "grande", mmmm ! ....Je m'égare.

Victoire, ça rime avec espoir. L'espoir d'aller toujours plus haut, plus loin, plus fort

Victoire, c'est l'idée qu'après la pluie vient le beau temps, qu'après chaque bataille gagnée, on vit un instant de plénitude. Fugace, certes ! Alors on repart à l'assaut pour connaître à nouveau cette sensation merveilleuse.

Ca ne vous rappelle rien ?

Le lexique "amoureux" a beaucoup emprunté au vocabulaire guerrier, surtout avec les libertins du XVIIIème.

liaisons_dangereuses3"stratégie", "conquête", "assauts", "joutes", "reddition", "coup de grâce", "à la hussarde"... Oui, c'est un peu désuet, je vous l'accorde.

Aujourd'hui ce qu'il en reste ? "Tirer un coup" ?

Mouais...

Posté par VictoireBovary à 00:26 - Commentaires [0]