Victoire Bovary

06 février 2007

B, comme... bouffe, cochon !

La Bov' a souvent un bateau de retard...

Ayant appris, la semaine dernière, que la police parisienne profitait des jours et heures de distribution de repas des Restos du Coeur pour organiser des "contrôles d'identité" bien rentables... Comment, vous ne saviez pas non plus ? Si, si, ça s'est passé pas plus tard que mardi dernier, Place de la République. La pêche a été bonne, paraît-il, une vingtaine de sans-papiers arrêtés. Il faut dire que la technique avait été affinée, les forces de l'ordre s'étaient postées discrètement près des sorties de métro. Mieux que la fois précédente où ces nigauds restaient bien visible au milieu de la place (d'ailleurs, cette fois-là, les "restos" sont rentrés avec 250 repas non distribués... et les flics, bredouilles !).

Appâter des gens qui ont faim avec la bouffe des autres, ça, au moins, c'est malin !

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Et puis, ça a le mérite d'être clair : en France, on considère ceux qui viennent ici chercher une vie meilleure comme des nuisibles !

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons.

Surfant sur la toile, en quête d'informations supplémentaires sur l'épisode sus-narré, je tombe sur une allusion à une "affaire de la soupe au porc" qui, je l'avoue, m'avait totalement échappé (Pas à vous ? Vous avez le droit de sauter directement à la conclusion. Les autres, vous restez.)

Donc, cet hiver, deux associations caritatives, l'une à Paris, "Solidarité des Français", l'autre à Nice, "Soulidarietà" (autrement dit : "la France aux Français, la Provence aux Provençaux, et les cochons seront bien gardés."), distribuaient aux sans abris de leurs villes, une délicieuse soupe à base de viande de porc.

Personnellement, j'adore ça, mais je suis une femme de peu de foi. Quoiqu'il en soit, mon éducation m'impose de me renseigner des goûts et moeurs de mes invités avant de préparer mes menus. C'est la moindre des courtoisies. Mais qu'avaient donc en tête ces gens si charitables ? Ne savent-ils donc pas que parmi les démunis qu'ils voulaient aider, se trouvent des personnes dont la religion proscrit la consommation du cochon ? Quelle faute de goût !

Comment ? Ils le savaient, dites-vous ? Des nationalistes ? Ils l'ont fait exprès, par discrimination ? Ici ? Chez nous ? Nooooon ?!

Remarquez, ça se pourrait bien. Ma grand-mère connaissait des dames de la bourgeoisie (la petite, je vous rassure, les autres filaient du blé aux soeurs) qui tricotaient en mauve foncé, pour reconnaître "leurs" pauvres à la messe.

Bref, la bonne nouvelle, c'est que les deux associations ont été condamnées par les tribunaux pour provocation et incitation au trouble de l'ordre public, et on les a gentiment prié de varier leurs menus.

La mauvaise nouvelle, c'est que ces bigots d'un autre âge continuent ailleurs (à Strasbourg, notamment). Et ces sombres abrutis fanfaronnent de n'avoir pas été interdits, cette fois. Pauvres nazes !

Moralité : si vous voulez être un bon pauvre, mangez des saucisses et habillez vous en mauve !

NB : selon un sondage Sofres de janvier 2006, et pour la Nième fois, le second plat favori des Français est... le couscous ! (avec ou sans francfort?)

Posté par VictoireBovary à 18:32 - Glossaire Bovarien - Commentaires [2]


04 février 2007

B, comme... Les boules !

Au mois d'août dernier, on a pu lire et entendre ici et là, la cocasse mésaventure d'un pauvre croate. Après un bain de mer vivifiant, le brave homme s'étend sur une chaise longue pour profiter du soleil. Répondant à une loi naturelle bien connue, ses parties intimes (ses testicules, quoi) ayant diminué de volume au contact de l'eau fraîche, se glissent sans peine entre les lattes du siège. Las, sous l'effet du climat estival, ces slaves coucougnettes reprennent une taille plus flatteuse pour l'ego de leur propriétaire, mais, cette fois bien coincées entre les lattes, immobilisant le baigneur sur sa chaise (certaines vanités sont parfois douloureuses). Après s'être inutilement escrimé pour se dégager, le malheureux fait finalement appel aux employés de la plage qui pour le libérer n'hésitent pas à scier la chaise longue.

chaise_chinoiseCa vous fait rire ? Pas moi !

Tout d'abord, j'espère que ça lui a fait bien mal ! Il n'avait qu'à mettre un slip. Franchement, se faire bronzer les couilles, c'est futile et dangereux. Imaginez les coups de soleil... Heureusement qu'elles étaient à l'abri entre les lattes de la chaise.

Mais surtout, quel besoin avaient ces crétins de découper le pauvre meuble ? Mon sang de chineuse est en ébullition ! Voilà une chaise en bon état, qui gentiment abrite un organe précieux des méfaits du trou de la couche d'ozone, et qui finit honteusement son existence aux encombrants. Quelle ingratitude ! Et on se plaindra de la prolifération des décharges.

Vous me suivez ? Décharges => Pollution => Trou dans la couche d'ozone => Réchauffement planétaire.

La boucle est bouclée.

Alors qu'avec une poignée de glaçons...

Posté par VictoireBovary à 18:43 - Glossaire Bovarien - Commentaires [2]
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